6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 1649 Si peu de documentaire et de films sont consacrés aux combats aériens et à l'activité surtout de reconnaissance du terrain au sol des différentes aviations, c'est qu'ils ne sont guère décisifs dans les batailles et que l'aviation encore tout en bois et toiles, malgré une accélération notable sur le plan technique tout au long de la guerre, n'en est véritablement qu'à ses débuts. On pourrait écrire, en regard des lenteurs d'acquisition par l'aviation militaire d'une place importante dans le déroulement des opérations, que les techniques pour filmer ce qui se passe au sol et dans les airs ont par contre pris des avancées importantes, ce qu'en témoignent les images recueillies pendant toute la guerre. - Wings Les Ailes; film muet de 1927, est le premier d'une longue série de longs métrages sur l'aviation. Longtemps considéré comme perdu, il a été retrouvé à Paris en 1992. Restauré, il est parfaitement visible aujourd'hui. Il relate l'histoire de deux amis, pilotes pendant la première guerre mondiale, qui ne tardent pas à s'entredéchirer sur fond d'histoire d'amour impossible et d'évènements tragiques. Le film met à l'honneur des avions tels que des Thomas-Morse MB-3, des SPAD et des Curtis P-1 Kawks. Cette oeuvre a littéralement lancé le cinéma d'aviation - Les As de ciel, chronique de la première guerre des airs, réalisé par Raoul FOX pour la compte de l'Office national du film du canada, de 92 minutes environ, sorti en 1994, est un film-hommage aux 10 000 aviateurs canadiens qui ont combattu en Europe lors de la Première guerre mondiale. Les As du ciel montre, au moyen d'un récit narratif et à l'aide d'archives, autant les sacrifices que les exploits remarquables de ces pilotes de combat affectés, depuis l'Angleterre, à des missions d'observation, de reconnaissance, de défense et de chasse. Avec des détails liés à des souvenirs précis, qui ne négligent ni l'émotion de la défaite ou de la victoire, ni l'esprit de camaraderie, ni la passion de l'aéronautique, ni le courage d'affronter la mort, ni l'absurdité de la guerre. - La fin du voyage, film britannico-américain réalisé par James WHALE dont c'est le premier long métrage, sorti en 1930, de 120 minutes, en noir et blanc, avec Colin CLIVE et Ian MACLARAN est l'un des grands films de l'entre-deux-guerres mondiales consacré à la guerre aérienne. Il fait l'objet d'un remake en 1976, Le Tigre du ciel. - Le Tigre du ciel Aces High, film britannique de 114 minutes, de Jack GOLD, décrit l'activité d'un jeune officier frais émoulu sur le front, où l'espérance de vie des pilotes n'est pas très élevée. Avec Malcolm MCDOWELL et Christopher PLUMMER dans les rôles principaux. Ace Hight est aussi un film sur la futilité de la guerre et le peu de valeur d'un homme qui a le mérite d'avoir une brochette de personnage forts et de ne jamais tomber dans les facilités mélodramatiques. Le script est inspiré très librement de "journey's End" 1926, fameuse pièce de théâtre de SHERIFF sur la première guerre mondiale. Contrairement à la pièce, il n'y a pas de tranchées dans le film, et que ce dernier est plutôt inspiré d'un livre de Cecil LEWIS, "Saggitarus Rising"... Le film comporte de belles scènes de combats aériens qui furent d'ailleurs un véritable cauchemar à filmer... Le DVD, en tête des deux "affiches" consacrées au film ci-dessous, est de 2015, et comporte comme bonus des interviews avec le réalisateur Jack GOLD et l'acteur Malcolm McDOWELL. site - S'inspirant de l'as allemand de la Première guerre mondiale Ernst UDET, futur général de la Luftwaffe, le personnage d'Ernst KESSLER incarné par Bo BRUNDIN dans La Kermesse des Aigles, film américain réalisé par George Roy HILL, sorti en 1975, est le seul lien avec la première guerre mondiale de ce film qui évoque la vie de pilotes dans les années 1920, anciens "héros de la grande guerre", et leurs diverses et difficiles reconversion professionnelles. Pour la petite histoire, mais c'est révélateur de la formation des pilotes qui eurent à combattre lors de la Grande Guerre, Ernst UDET, ami personnel d'Hermann GOERING, lui-même "héros" national, vécu aux États-Unis dans l'entre-deux-guerres, où il fit de nombreuses démonstrations de voltige aérienne. Certaines des techniques expérimentées alors serviront de bases à l'entrainement des pilotes allemands du fameux bombardier en piqué JU87Stuka... - Le Baron rouge, film américain de Roger CORMAN sorti en 1971, relate l'activité en 1916, dans la France occupée, du baron Manfred von RICHTHOFEN incarné par John Phillip LAW, à la tête d'une escadrille de chasse allemande, opposé à son rival, l'as canadien Roy BROWN. Ce film "colle" plus à la réalité que le suivant, qui l'ignore d'ailleurs, réalisé en 2008. - Baron rouge, film germano-britannique réalisé par Nikolai MÜLLERSHÖN, de 2008 donc, est bien plus spectaculaire que le premier, malgré la mise en scène d'une vie romanesque fausse et une vision "humaniste" du personnage principal. Le plus célèbre pilote et le plus craint de l'armée de l'air impériale allemande est tellement passionné d'aviation qu'il en oublierait que l'Europe est en guerre. Dans le film, quand il tombe amoureux de la belle infirmière Käte, il réalise que son image est utilisée à des fins de propagande. Il doit alors faire un choix entre son dégoût pour la guerre et son sens du devoir. Ce dilemme ne parait pas avoir eu lieu dans la réalité et s'il n'aurait pas été abattu en avril 1918, il aurait certainement continué à valoriser l'image de l'armée selon son propre Journal. De 100 minutes, ce film de guerre montre de manière réaliste les combats aériens, ses difficultés et la forte vulnérabilité de l'aviation à ce moment-là. L'allemand Joachim CASTAN a écrit le livre sans doute le plus complet sur le baron rouge et son mythe de chevalier du ciel une belle construction de la propagande allemande, malheureusement non traduit en français. On peut se référer à Stéphane KOECHLIN, La légende du baron rouge récit Fayard, 2009. - Un documentaire rétablit assez bien la réalité historique, celui de Peter MOERS, Le Baron rouge, Manfred von Richthofen Allemagne, 2015 - Signalons un DVD de la série documentaire de CBS NEWS sur la première guerre mondiale, Les as des l'aviation, évoqués d'ailleurs seulement sur une partie des quelques cinquante minutes. Terriblement daté, et le commentaire français de Pierre MIQUEL n'arrange rien, les archives présentées, issues directement de la propagande allemande ou alliée, sont axées sur les aviateurs et ne donnent pas une idée très exacte de la réalité pendant la Grande Guerre. Le développement des possibilités d'une aviation de bombardement et de combat évoqués ne "décollent" réellement que vers sa fin. D'ailleurs le film ne présente pas réellement un bilan des opérations et se contente d'égrener les performances humaines et techniques. Complété le 28 mars 2021 Published by GIL - dans FILMS UTILES
Alors que nous célébrons cette année le centenaire de l'intervention des États-Unis dans la Grande Guerre, France 24 vous propose un documentaire sur la naissance d’Hollywood. Avec le concours d’historiens américains, notre journaliste Florence Gaillard est remontée à la source du cinéma américain, nourri du conflit qui ravageait alors le Vieux continent. Au début du XXème siècle, l’industrie cinématographique est au point mort sur le continent européen, pris dans la tourmente de la Première Guerre mondiale 1914-1918. Outre-Atlantique en revanche, elle se développe à grande vitesse. Les professionnels du cinéma, jusque là implantés à New York et à Chicago, migrent en masse vers Los Angeles pour doubler leur production. La métropole californienne, avec son soleil, ses grands espaces et la diversité de ses paysages, représente un écrin idéal pour accueillir des entrepreneurs ambitieux et des artistes en quête de renommée et d’ l'époque, Hollywood n’est qu'une petite commune rurale, tout juste rattachée à Los Angeles. Les cinéastes y construisent les premiers décors à ciel ouvert. Les tournages se multiplient, les techniques de production évoluent et les premières superproductions voient le jour. David W. Griffith, qui a notamment réalisé "The Birth of a Nation" Naissance d’une Nation, sur un tournage en 1915 © Bison Archives Rapidement, le conflit qui fait rage sur le Vieux continent s'invite sur grand écran. Relayant la politique américaine de non-intervention, les films des années 1914-1915 font d’abord l'apologie de la paix. Mais un changement de ton s'opère à partir de 1916, avec des héros qui penchent nettement du côté la démocratie et du camp allié. En 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre après avoir observé trois ans de neutralité, des acteurs populaires comme Charlie Chaplin et Mary Pickford s'engagent aux côtés de Washington pour inciter les Américains à souscrire des emprunts de guerre. Enfin, 1918 marque l’année de la propagande anti-allemande, du nationalisme et de la parce que les Européens sont accaparés par le conflit que les Américains s’emparent du marché mondial du film. En quelques années, des cinéastes passent du statut de pionniers à celui de tycoons. Les studios californiens concentrent la production, la distribution et l’exploitation des films. Les Européens, qui ont pourtant inventé le cinéma, ne parviendront jamais à rattraper leur retard sur Hollywood. Portrait de Charlie Chaplin sur un mur d’Hollywood Boulevard, à Los Angeles © France 24 Pour réaliser ce film, nous avons consulté de nombreuses archives films, photographies, textes de propagande… Quatre spécialistes américains de la période nous ont aussi apporté leur éclairage Steven J. Ross et William Deverell, professeurs d’Histoire à l’Université de Californie du Sud, Cari Beauchamp, auteure d’ouvrages sur les femmes qui ont marqué les débuts du film américain - comme Mary Pickford et Frances Marion - et, enfin Marc Wanamaker, qui dispose de la plus grande collection de documents sur Hollywood. Un retour aux sources de l’industrie américaine du film, qui doit, encore aujourd'hui, beaucoup à la Grande documentaire réalisé en partenariat avec la Mission Centenaire 14-18.
PascalBauchard, professeur retraité mais intervenant encore dans des cours de cinéma aux lycées des Pontonniers et Fustel de Coulanges, propose propose un état des lieux sur la Grande guerre et sa vision au cinéma.Il y adjoint une filmographie sur "La Première guerre mondiale au cinéma", accompagnée de quelques références bibliographiques Pourquoi les poilus s'enterrent-ils dans les tranchées ?Les Allemands s'enterrent dans des tranchées assez vite après le début de la guerre. Les Français font la même chose. Des millions d'hommes piochent pendant des mois, de la mer du Nord à la Suisse. Sur 700 km, le soldat devient terrassier. 14-18 devient une immense 1re ligne, chacun observe l'ennemi de près. Parfois le dialogue s'installe entre certains soldats de chaque côté des tranchées. Des fraternisations ont même été observées. Celle de Noël 1914 demeure la plus célèbre. Ces fraternisations sont punies par les États-majors qui craignent des trêves plus longues. En conséquence, le général Joffre ordonne de recouvrir le no man's land de en savoir plus sur la Première Guerre mondiale, découvrez en vidéo les conditions de vie dans les tranchées ;quand a commencé la guerre des Jean-François DelassusProducteur Program 33, ECPAD, Iota Production, RTBFAnnée de production 2008Publié le 20/10/17Modifié le 17/09/21Ce contenu est proposé par . 155 499 162 402 317 311 110 9