Tantque les terroristes contrôlent l’État, il ne saurait devenir plus humain et socialement responsable : ce n’est tout simplement pas dans sa nature. Mais il y a plus grave. Dans la mesure où la corruption agit comme la rouille, alors lutter contre elle en Russie revient à tenter de débarrasser de sa rouille le glaive du pouvoir pour le rendre plus tranchant et plus
Les bêtes de l’Apocalypse Que représentent-​elles? CE SAMEDI après-midi 15 juin 1985, un soleil radieux dardait ses rayons sur l’édifice des Nations unies à New York. Comme à l’accoutumée, un flot de visiteurs étaient venus visiter l’ensemble impressionnant des bâtiments, et nombre d’entre eux ne cachaient pas leur admiration devant tout ce qui s’offrait à leur vue. Et pourtant, jusqu’à présent l’ONU semble être encore loin d’avoir uni les nations. Comme le soulignait un guide officiel cet après-midi-​là , “depuis la Seconde Guerre mondiale il y a eu 150 conflits qui ont fait plus de 20 millions de victimes. Il n’existe toujours pas de gouvernement mondial. L’ONU est probablement ce qui s’en rapproche le plus”. Par conséquent, un gouvernement mondial n’est-​il qu’une utopie? Que cela vous surprenne ou non, on peut trouver une réponse à cette question en s’intéressant aux bêtes de l’Apocalypse. Certains exégètes de la Bible n’attachent aucune valeur prophétique aux bêtes de la Révélation. Au contraire, ils les relient à des événements qui ont eu lieu du vivant de l’apôtre Jean. Par exemple, L’Encyclopédie catholique angl. dit ce qui suit dans un commentaire sur les bêtes de l’Apocalypse “Les rédacteurs apocalyptiques avaient l’habitude ... de donner aux récits de leurs visions un air prophétique et de les présenter de façon à faire croire qu’ils avaient été écrits longtemps auparavant.” Cependant, l’apôtre Jean a déclaré “Par inspiration je me suis trouvé au jour du Seigneur.” Révélation 110. En effet, le livre de la Révélation se concentre non sur le passé, mais sur un “jour” à venir, durant lequel le Seigneur Jésus Christ devrait commencer à régner depuis le ciel. D’après le chapitre 6 de la Révélation, le “jour du Seigneur” est caractérisé par la guerre à l’échelle internationale, d’importantes pénuries alimentaires et des maladies mortelles. Les événements que nous observons sur la terre depuis le début de ce XXe siècle prouvent sans équivoque que nous vivons “le jour du Seigneur” depuis 1914. — Révélation 61-8*. En cette année qui a marqué l’Histoire, Jésus a commencé à régner Révélation 1115, 18. De ce fait, les bêtes de l’Apocalypse ont dû jouer un rôle important après cette date. En effet, ces bêtes figurent des ennemis de Dieu qui empêchent les gens de reconnaître le Royaume de Dieu comme le seul instrument capable de satisfaire le désir de paix de tous les humains. Ces ennemis sont entre autres un dragon et trois bêtes sauvages. Considérons-​les dans l’ordre où ils ont fait leur apparition. Le grand dragon “Voici, dit Jean, un grand dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes.” Que représente-​t-​il? Jean lui-​même explique qu’il n’est autre que Satan le Diable. D’après le récit apocalyptique, ce dragon s’est opposé violemment à la naissance du Royaume céleste de Dieu en 1914. Avec quel résultat? “Il a donc été précipité le grand dragon, le serpent originel, celui qui est appelé Diable et Satan, celui qui égare la terre habitée tout entière; il a été précipité sur la terre, et ses anges ont été précipités avec lui.” — Révélation 123, 7-9. Jean montre ensuite quelles conséquences terribles doivent s’ensuivre pour l’humanité “Malheur à la terre et à la mer, car le Diable est descendu vers vous, ayant une grande colère, sachant qu’il a une courte période de temps.” Révélation 1212. Bien qu’il ait été relégué au voisinage de la terre, Satan est toujours animé des mêmes intentions entraver l’action du Royaume de Dieu. C’est ce qu’il fait en égarant les humains, et ce au moyen de trois bêtes. Voyez de quelle manière Jean décrit la première d’entre elles. La bête qui monte de la mer “J’ai vu une bête sauvage monter de la mer, avec dix cornes et sept têtes .... Or la bête sauvage que j’ai vue était semblable à un léopard, mais ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme la gueule d’un lion. Et le dragon a donné à la bête sa puissance et son trône et une grande autorité.” — Révélation 131, 2. Que figure cet animal monstrueux? Sous l’inspiration de Dieu, Jean ajoute cet indice important “On lui a donné autorité sur toute tribu et peuple et langue et nation.” Révélation 137. Qui exerce son autorité sur tous les habitants de la terre, si ce n’est le système mondial qu’est la domination politique? Ce système reçoit-​il réellement l’autorité du “dragon”, Satan? La Bible montre que oui. Par exemple, l’apôtre Jean dit “Le monde entier gît au pouvoir du méchant.” Nous ne sommes pas surpris qu’au moment où il a tenté Jésus dans le désert Satan lui ait proposé l’autorité sur “tous les royaumes de la terre habitée” et lui ait affirmé “[Cette autorité] m’a été remise.” — I Jean 519; Luc 45, 6. Mais que représentent les sept têtes de cette bête sauvage? Jean a observé une autre bête monstrueuse qui était presque une copie conforme de la première. Elle aussi avait sept têtes. Jean a reçu cette explication les têtes de l’image représentent “sept rois”, ou sept puissances mondiales, dont “cinq sont tombés, l’un est, l’autre n’est pas encore venu”. Révélation 179, 10. Dans l’histoire biblique, cinq puissances mondiales ont occupé le devant de la scène avant l’époque de Jean ce sont l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, l’Empire médo-perse et la Grèce. Rome, la sixième, était toujours en place du vivant de Jean. Que symbolise la septième tête? Puisque la vision avait un rapport avec “le jour du Seigneur”, la septième tête doit désigner la puissance mondiale qui a remplacé la Puissance romaine au cours des derniers jours qui ont commencé en 1914. L’Histoire révèle que c’est une double puissance mondiale formée de la Grande-Bretagne et des États-Unis d’Amérique. Avant 1914, la Grande-Bretagne avait édifié le plus vaste empire que le monde ait jamais connu. Au cours du XIXe siècle, elle a aussi noué de solides liens diplomatiques et commerciaux avec les États-Unis. Ces deux nations ont lutté côte à côte pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, et leur association étroite a subsisté jusqu’à ce jour. En 1982, le président des États-Unis, Ronald Reagan, a fait mention devant le Parlement anglais de la remarquable amitié qui unit leurs deux pays’. Plus récemment, en février 1985, s’adressant aux deux assemblées du Congrès des États-Unis le premier ministre britannique a exprimé ce souhait “Puissent nos deux nations sœurs continuer à marcher ensemble ... avec le même objectif, partageant la même foi, ... à l’aube de ce troisième millénaire de l’ère chrétienne.” En raison de son influence considérable dans les affaires mondiales, la double Puissance mondiale anglo-américaine a fait l’objet d’une autre description à part dans le livre de la Révélation. Sous quels traits nous apparaît-​elle? Sous les traits d’un autre animal, la deuxième bête de l’Apocalypse. La bête qui monte de la terre Jean écrit encore “Et j’ai vu une autre bête sauvage monter de la terre, et elle avait deux cornes comme un agneau, mais elle parlait comme un dragon.” En soutenant qu’elle était chrétienne et inoffensive, la Puissance mondiale anglo-américaine a revêtu l’apparence d’un agneau. Mais en réalité elle a agi comme un dragon. En quoi faisant? En colonisant de nombreuses nations et en exploitant avidement les ressources de la terre. De plus, “elle fait que la terre et ceux qui y habitent adorent la première bête sauvage, celle qui avait reçu le coup mortel, coup qui s’est guéri. Et elle ... dit à ceux qui habitent sur la terre de faire une image à la bête sauvage”. Révélation 133, 11-15. Comment cette prophétie s’est-​elle réalisée? Le système politique mondial de Satan a reçu un “coup mortel” pendant le premier conflit international. Pour éviter que cela ne se reproduise, la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique ont favorisé l’adoration’ du système politique en amenant les nations à “faire une image à la bête sauvage”. Comment leur action s’est-​elle concrétisée? Vers la fin de la Première Guerre mondiale, Woodrow Wilson, le président des États-Unis, a entrepris une campagne en faveur de la Société des nations, dont on envisageait la création. À la Conférence de la paix qui s’est tenue à Paris en 1919, il déclarait d’ailleurs “Des représentants des États-Unis soutiennent ce grand projet d’instituer une Société des Nations. C’est, à notre avis, la clef de voûte de tout le programme qui est l’expression de notre but ... dans cette guerre. ... En résumé, nous sommes là pour veiller à ce que les causes mêmes de cette guerre soient balayées.” Après le discours du président Wilson, David Lloyd George, le premier ministre britannique en personne, s’est exprimé lui aussi en ces termes “Je propose d’appuyer cette résolution. Après le discours magistral du président des États-Unis, j’estime qu’il serait superflu d’ajouter quoi que ce soit pour recommander cette résolution à la Conférence, et ... j’affirme que la population de l’Empire britannique donne résolument son assentiment à cette proposition.” Plus tard la même année, lors d’une rencontre à Londres qui avait pour objet de ratifier l’établissement de la Société des Nations, lecture a été faite d’une lettre du roi de Grande-Bretagne, dont voici un extrait “Nous avons gagné la guerre. C’est une réussite totale. Mais ce n’est pas suffisant. Nous avons lutté pour obtenir une paix durable, et notre devoir suprême est de prendre toutes les mesures possibles pour l’assurer. Dans ce but, rien n’est plus indispensable qu’une Société des Nations solide et à toute épreuve. ... Je recommande cette cause aux citoyens de l’Empire, afin que, aidés de tous les gens de bonne volonté, nous puissions implanter ... un pilier et une défense sûre de la paix, et cela à la gloire de Dieu.” Le 16 janvier 1920, quand la Société des Nations a été instituée, elle réunissait 42 États membres. En 1934, elle en comptait 58. La bête à deux cornes qui monte de la terre avait réussi à inciter le monde à “faire une image de la bête sauvage”. Cette image, ou représentation du système politique de Satan à l’échelle mondiale, est représentée sous les traits de la troisième bête de l’Apocalypse, dont nous parlerons à présent. La bête écarlate Voici le tableau que Jean nous brosse de cette dernière bête “Une bête sauvage de couleur écarlate qui était pleine de noms blasphématoires et qui avait sept têtes et dix cornes.” À propos de cette bête, Jean s’est entendu dire “La bête sauvage que tu as vue était, mais elle n’est pas, et elle est cependant sur le point de monter de l’abîme, et elle doit s’en aller à la destruction .... [Elle] est elle-​même un huitième roi.” Révélation 173, 8, 11. D’après cette description, la Société des Nations a essayé d’agir comme une puissance mondiale sur la scène terrestre. Cependant, elle n’a pas pu empêcher la Seconde Guerre mondiale, qui a éclaté en 1939. C’est alors que la bête a disparu, comme dans un abîme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Puissance anglo-américaine s’est évertuée à faire renaître cette organisation internationale. En 1941, le premier ministre de Grande-Bretagne, Winston Churchill, et le président des États-Unis, Franklin Roosevelt, ont tenu des conversations secrètes à bord d’un navire sur l’Atlantique. Les deux hommes ont fait une déclaration commune concernant “leurs espoirs d’un avenir meilleur pour le monde” et “l’établissement d’un système général de sécurité plus étendu et permanent”. L’année suivante à Washington, 26 pays ont souscrit à la proposition anglo-américaine de ce que l’on a appelé la “Déclaration des Nations unies”. Cela a débouché sur la création de l’Organisation des Nations unies, le 24 octobre 1945. La bête écarlate était remontée de l’abîme, sous un nouveau nom. Aujourd’hui, 159 pays adhèrent à cette organisation qui, selon leurs espérances, doit perpétuer le système actuel de la domination politique humaine. Cependant, tout cela fait totalement abstraction du Royaume messianique de Dieu qui a été instauré dans le ciel en 1914. Tout humain doit choisir entre la domination de Dieu et celle de l’homme. Sous peu, la bête écarlate ainsi que tous les gouvernements humains seront engagés dans un conflit qui les opposera au Roi établi par Dieu, Jésus Christ. Quelle sera l’issue de ce combat? “L’Agneau [Jésus Christ] les vaincra, parce qu’il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois.” Oui, la bête écarlate et tout le système gouvernemental humain s’en iront à la destruction’. — Révélation 1711, 14; voir aussi Daniel 244. Quel soulagement ce sera pour ceux qui n’auront pas été abusés par le dragon et ses trois acolytes! Ceux qui se seront révélés être des sujets fidèles du Royaume de Dieu survivront pour faire partie d’une “nouvelle terre”. Dieu “essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu”. II Pierre 313; Révélation 213, 4. Dès lors, soumettez-​vous sans hésiter au Royaume de Dieu, le seul gouvernement mondial qui réussira. Et vous pourrez, vous aussi, jouir de ces bénédictions éternelles. [Note] Cette question a été traitée avec plus de détails dans les numéros de La Tour de Garde du 1er et du 15 janvier.
Lutilisation des réseaux sociaux dans le conflit en Ukraine est emblématique de l’évolution des guerres au XXI e siècle. Si la fonction première de ces médias est de communiquer, ils servent désormais également à espionner les mouvements de l’ennemi. Au point qu’on parle aujourd’hui de ce conflit comme d’une “TikTok war”.
Sans doute apprendras-tu plus tard, cher Arthur, qu’il est des questions que l’humanité se pose depuis toujours et auxquelles nulle réponse n’a jamais été apportée. Celle que tu viens d’émettre fait partie de celle-là . Certains philosophes, psychologues ou scientifiques notamment ont tenté d’y apporter une réponse liée à ce qu’ils percevaient comme une nature » de l’homme, c’est-à -dire quelque chose qui serait son propre, qui le définit. Ils constatent, en effet, que toutes les sociétés humaines, anciennes et modernes, simples ou sophistiquées, ont pratiqué la guerre. D’autres ont aussi risqué une comparaison avec les animaux ceux-ci aussi s’affrontent. Pourtant, beaucoup doutent qu’une telle nature » existe réellement et constatent aussi que beaucoup d’humains sont pacifiques et haïssent la guerre et la violence. Tous les hommes, non, n’aiment pas la guerre et on peut raisonnablement penser que la plupart préfèrent vivre en paix. Ils ont d’ailleurs construit des institutions et écrit des lois pour tenter d’y parvenir. Il y eut même dans cette tentative des succès importants l’Europe notamment, longtemps le continent le plus dévasté par la guerre, aujourd’hui en paix. Les bonnes idées des enfants pour vivre en paix ? 1 jour, 1 question. Autant la violence est, dans bien des cas, une disposition individuelle, autant la guerre est d’abord un phénomène social et politique. Un de mes professeurs de philosophie disait, il y a quarante ans Les animaux se battent, mais les hommes se combattent ». Autrement dit, les hommes se battent ensemble ; ils désignent l’adversaire et, d’une certaine façon, le reconnaissent. On dit parfois que c’est le fait d’identifier et de nommer un ennemi qui les constitue comme groupe, comme peuple ou comme nation. Je ne reprends certes pas à mon compte ces affirmations, mais tu verras plus tard, cher Arthur, qu’il existe toute une littérature guerrière qui repose sur ces suppositions, en particulier la dernière. Cette littérature – souvent de mauvaise qualité – traduit bien cet amour de la guerre à laquelle ta question fait écho. Sans pouvoir ici, car cela serait très long et compliqué, te décrire tous les types de guerre, il faut aussi comprendre que les guerres obéissent à des motivations. Certains États décident de faire la guerre pour conquérir des territoires afin d’accéder à des richesses qu’ils n’ont pas. D’autres entreprennent une guerre parce qu’ils disent – ce qui est généralement faux – se protéger d’agressions éventuelles. D’autres encore veulent se libérer de la soumission imposée par un autre pays. Et certains dictateurs, enfin, font la guerre pour la guerre, par amour de la destruction et haine des lois internationales. Read more Arthur, 6 ans Comment une guerre commence ? » Malheureusement, tant que cet esprit demeurera, même les nations civilisées devront continuer à se préparer à la guerre. Regarde les résistants et les Alliés qui ont lutté contre la guerre imposée à l’Europe et au monde par l’Allemagne nazie. Nous avons dû lui faire la guerre pour éviter nous-mêmes d’être exterminés ou asservis. Beaucoup estiment d’ailleurs à raison que, si nous avions réagi plus tôt, par une guerre précisément, nous aurions pu vaincre plus vite Hitler et éviter des dizaines de millions de morts. Cette leçon demeure hélas vraie aujourd’hui. Ainsi, les philosophes et les spécialistes des questions internationales discutent à l’infini des notions de guerre juste » et de guerre injuste ». Toutes les guerres ne sont pas motivées par des passions destructrices, mais peuvent être justifiées par la nécessité d’éviter encore plus de guerres et de victimes. Car je ne voudrais pas t’inquiéter, cher Arthur, mais il est fort probable que tes camarades et toi vivrez encore et toujours dans un monde de guerres. C’est notre responsabilité à nous, adultes des pays libres et pacifiques, de faire en sorte que je me trompe. Diane Rottner, CC BY-NC-ND Si toi aussi tu as une question, demande à tes parents d’envoyer un mail à tcjunior Nous trouverons une scientifique pour te répondre. Illustration Diane Rottner.
Ets'agissant de la guerre en Ukraine, elle démontre à quel point il aurait été important que ces dernières décennies, nous investissions massivement dans les énergies renouvelables. Si
La Russie figure en bien mauvaise posture dans le classement mondial de la liberté de la presse. Le pays glisse de cinq rangs et occupe la 155e place sur 180 dans le rapport 2022 de Reporters sans Frontières RSF rendu public début mai. Lancée le 24 février par Moscou, la guerre en Ukraine a des conséquences dévastatrices sur la liberté de la presse », commente l’ONG. Le pouvoir [russe] assume une mainmise totale de l’information via l’instauration d’une censure de guerre extensive, le blocage des médias et une chasse aux journalistes récalcitrants, contraignant ceux-ci à un exil massif. » Le Kremlin a notamment fait voter une loi anti-fake news », qui interdit aux médias d’utiliser le terme de guerre », au risque d’être condamné à une peine de quinze ans de prison. Malgré les risques, certains médias persistent à informer les Russes sur la réalité de la journalistes de quatre publications différentes racontent comment ils tentent d’informer dans un pays où les médias indépendants sont taxés d’ agents de l’étranger » et harcelés par la suite après la publicité Nous avons dû évacuer la rédaction de Russie » A cause de cette loi contre les fake news, nous avons dû évacuer la rédaction de Russie », explique Taisiya Bekbulatova, rédactrice en chef du site d’information Holod Media et ancienne correspondante du site indépendant Meduza Media. Le travail de la rédaction a été entièrement réorganisé depuis le vote de la loi, pour éviter de faire courir des risques aux journalistes. Nous sommes aujourd’hui un des seuls médias indépendants qui appelle la guerre une guerre et qui donnons des informations vraies sur le conflit », se vante la rédactrice en chef, aujourd’hui basée en Ukraine, où elle s’appuie sur un réseau d’Ukrainiens et de deux avertissements du Roskomnadzor, le régulateur russe d’internet, les enjoignant à supprimer leurs articles sur la guerre et à en finir avec cette dénomination pour lui préférer le terme d’ opération spéciale », le site d’Holod Media a finalement été bloqué par les autorités russes. Poutine a fait de nous des zombies » entre peur, mutisme et propagande, plongée dans une Russie en guerre Notre média a été déclaré “agent de l’étranger”, tout comme son rédacteur en chef et moi », abonde Pyotr Verzilov, fondateur du site d’information Mediazona. Parti lui aussi vivre en Ukraine, le militant et journaliste a notamment couvert la violence des troupes russes à Boutcha et à Irpin, deux localités de la région de Kiev où de nombreux corps de civils ont été retrouvés dans des fosses après le départ des soldats de Moscou. Nous n’avons pas changé notre politique rédactionnelle malgré le contexte actuel de censure, pas plus que nous avons accepté les exigences du Roskomnadzor », indique le journaliste, qui assure avoir fait le choix de couvrir la guerre comme journal a même décidé d’intenter une action en justice contre le bureau du procureur général de Russie et le Roskomnadzor, pour protester contre le récent blocage de son site internet, à la suite du refus du média d’obtempérer. S’il ne se fait pas d’idées sur l’issue de la procédure, Pyotr Verzilov assume d’employer toutes les issues qu’offre le système judiciaire russe pour protester contre cette censure. Un moyen, selon lui, de montrer que le système est faux, que c’est une construction superficielle qui ne fonctionne pas ». Nous sommes bien conscients que cela ne donnera pas de résultats immédiatement, tempère le journaliste, mais ça vaut la peine de le faire, d’en parler, et de témoigner des injustices. » La suite après la publicitéStatut d’ agent de l’étranger »Le média d’investigation The Insider, notamment à l’origine de révélations sur la corruption de fonctionnaires proches de Vladimir Poutine, a également décidé de maintenir sa ligne éditoriale, malgré le statut d’ agent de l’étranger » imposé par le pouvoir. Un statut qui justifie, entre autres, le harcèlement des médias classés comme tels par les autorités russes. Pour Timur Olevsky, chef des informations de The Insider et ancien reporter de la chaîne indépendante TV RAIN, couvrir la guerre en Ukraine relève de l’obligation Il s’agit de l’un des événements les plus importants et les plus tragiques de l’histoire russo-ukrainienne. »Facebook et Instagram interdits pour extrémisme » en RussiePour maintenir sa couverture de la guerre, le média a été contraint d’anonymiser une partie de ses employés, tandis qu’une autre a fait le choix de quitter la Russie pour échapper aux sanctions introduites par le gouvernement. Nous avons décidé de travailler honnêtement, en appelant un chat un chat, en racontant le plus possible tout ce qui se passait. D’autant plus que l’attitude du peuple russe face à la guerre en dépend, note le reporter. Beaucoup d’entre nous ont dû accepter l’idée qu’il ne sera pas possible de retourner dans notre propre pays de sitôt. »Le 23 mars, l’envoyée spéciale de The Insider en Ukraine, Oksana Baulina, est morte dans l’explosion d’une roquette pendant qu’elle filmait les dommages causés par une précédente frappe dans le nord-ouest de Kiev. Nous continuons de couvrir la guerre en Ukraine, y compris les crimes militaires de la Russie, tel que les bombardements aveugles de certaines régions, où des civils et des journalistes sont assassinés », a indiqué le média dans un communiqué publié après le décès de la journaliste. Nina Avdeenko, journaliste pour The Insider et amie de Oksana Baulina, se souvient d’une consœur qui l’invitait à déménager à Varsovie dès que possible » pour éviter les représailles et qui lui a appris à reconnaître les écoutes téléphoniques » pour ne pas être espionnée. Elle m’a enseigné ce qu’il faut faire en cas de perquisition, où cacher son téléphone, et s’il faut, ou pas, casser son ordinateur portable selon les situations », audiences qui explosentPour contrer la censure, le média Doxa, né dans les rangs de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences économiques de Moscou pour donner la parole aux militants qui luttent contre l’autoritarisme des universités, a décidé de créer des boucles de mails. Quand la guerre a commencé, tous les médias ont été immédiatement bloqués, il a fallu lancer des listes de diffusion en urgence pour informer sur la réalité de la guerre », explique un rédacteur de Doxa, qui a souhaité garder l’anonymat. Malgré des poursuites judiciaires à l’encontre de quatre rédacteurs de ces listes de diffusions antiguerres, les journalistes de Doxa ont décidé de continuer de couvrir la guerre. Plus vous pliez, plus l’appareil répressif d’Etat vous mettra la pression. Et si vous arrêtez immédiatement de travailler, cela ne veut pas dire qu’ils ne vous mettront pas la pression », Russie restreint l’accès à quatre médias étrangersLe refus de se plier aux injonctions du maître du Kremlin s’est avéré être une stratégie payante pour Doxa. Nous recevons des lettres de lecteurs très reconnaissants, qui nous remercient d’écrire sur la guerre et ce qui se passe en Russie, sans toutefois créer d’illusion sur la force véritable du mouvement antiguerre, bien que ce dernier soit sous-estimé », confie le journaliste. Même constat pour Holod Media, dont les audiences et le nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux ont augmenté de manière exponentielle » depuis le début du conflit.
Guerred'Indochine (1946-1954) Kara Iskandar. Toutes les Guerres. Premier conflit colonial de la France d'après-guerre, la guerre d'Indochine (1946-1954) oppose l’armée française aux forces communistes du Viêt-minh (qui luttaient pour l’indépendance de l'Indochine). Elle se termine par l'indépendance du Viet Nam après la défaîte de
Jean Rochefort et Mandoline [03 décembre 2003] 21 520 personnes à ce jour ont signé la pétition demandant à Dieu le retrait immédiat de la mort de Jean ROCHEFORT » survenue le 09 octobre dernier. Une bonne occasion pour Dieu, s’il obtempère, de ramener à lui par millions les brebis égarées que nous sommes. À cette occasion est ressorti un document de 2004 où Jean ROCHEFORT évoque un souvenir violent à la Libération, une femme mise à nu et tondue sous ses yeux de gamin. Il s’adresse à ces femmes, des mémères » aujourd’hui comme il dit avec tendresse. Nous en avions rencontré une en 2003, MANDOLINE, qui avait voulu pour la première fois à 81 ans raconter son histoire. Au moins 20 000 femmes furent ainsi tondues à la Libération, la plupart ont caché toute leur vie cette torture morale et physique tout comme aujourd’hui, celles qui dénoncent leurs agresseurs, leur PORC. Voici l’histoire de SIEGFRIED et MANDOLINE. Merci à Jean ROCHEFORT et merci par avance à DIEU. Si, si… Traînée, pouffiasse, paillasse à boches ! » À la Libération, plus de 20 000 femmes accusées sans preuve de collaboration horizontale » furent tondues en public un peu partout en France. Les exécutants, juges et bourreaux, étaient souvent des combattants de la 25ème heure, des faux résistants d’une rare veulerie. En 1964, l’hommage de Brassens à la TONDUE fit scandale. Comme Jean ROCHEFORT, il n’avait pas osé intervenir. Il avait juste ramassé une mèche de cheveux qu’il avait mise à sa boutonnière. Brassens était fier de n’avoir mérité aucune décoration mais, disait-il, j’ai ma rosette à moi, c’est un accroche coeur. » Une émission diffusée la première fois le 03 décembre 2003 sur France Inter. 16 août 1944, rue Collin-d’Harleville, à Chartres photo Robert Capa © International Center of Photography / MAGNUM PHOTOS Montélimar, 20 août 1944 Marcelle Polge a été fusillée le 02 octobre 1944 à Nîmes, après avoir été tondue. Son cadavre a été mutilé, un manche à balai planté dans le vagin. Les tondues de la Gironde, 29 août 1944 France, 1944 Programmation musicale Zarah Leander Sag’ mir nicht Adieu Georges Brassens La Tondue
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Alors que la fin de la Seconde Guerre mondiale approchait, la production de masse de la pénicilline, antibiotique fraîchement développé, a permis de sauver de nombreux soldats en éliminant les bactéries qui infectaient leurs blessures. Depuis lors, de nombreux autres antibiotiques ont permis de traiter avec succès une grande variété d’infections d’origine bactérienne. Cependant, si les antibiotiques fonctionnent contre les bactéries, ils ne sont pas efficaces contre les virus. Pour éliminer ces microorganismes, il faut des antiviraux. Depuis que la pandémie de Covid-19 s’est installée, chercheurs et entreprises pharmaceutiques s’efforcent de trouver un antiviral qui fonctionne pour lutter contre le coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la maladie. Pourquoi avons-nous si peu d’antiviraux à notre disposition ? La réponse est à chercher du côté de la biologie elle réside dans le fait que les virus utilisent nos propres cellules pour se multiplier. Il est donc difficile les tuer sans tuer du même coup nos propres cellules. Les antibiotiques exploitent les différences humain-bactérie Ce sont les différences entre les cellules bactériennes et les cellules humaines qui rendent possible l’utilisation des antibiotiques. Les bactéries sont des formes de vie autonomes, des cellules qui peuvent vivre de manière indépendante, sans avoir besoin d’un organisme hôte. Si elles sont, par certains côtés, similaires à nos cellules, elles en diffèrent également par de nombreuses caractéristiques. Contrairement aux cellules humaines, les bactéries possèdent par exemple une paroi cellulaire rigide constituée d’un composé appelé peptidoglycane. Les cellules humaines en sont dépourvues, et c’est cette différence qui permet d’utiliser la pénicilline contre les bactéries cet antibiotique interfère en effet avec la construction de la paroi cellulaire bactérienne. Les antibiotiques qui, comme la pénicilline, empêchent les bactéries de fabriquer du peptidoglycane peuvent inhiber donc inhiber la multiplication des bactéries sans nuire aux cellules des êtres humains qui consomment ces médicaments. On parle de toxicité sélective. Les virus piratent nos cellules pour se répliquer Contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent pas se répliquer de manière indépendante ils ont besoin pour cela d’une cellule hôte. Il existe de ce fait un débat, qui n’est toujours pas tranché, autour de la question de l’appartenance des virus au monde vivant. Pour se répliquer, les virus pénètrent dans une cellule et en détournent la machinerie. Une fois à l’intérieur, certains virus restent dormants, d’autres se répliquent lentement et s’échappent progressivement des cellules, sur une longue période, d’autres enfin font rapidement tellement de copies d’eux-mêmes que la cellule hôte éclate et meurt. Les particules virales nouvellement répliquées se dispersent alors, et infectent de nouvelles cellules hôtes. Tout traitement antiviral qui intervient à une étape ou une autre du cycle de vie » du virus peut s’avérer efficace. Le problème est que si un tel médicament cible un processus de réplication qui est également important pour la cellule hôte, il est probable qu’il soit également toxique pour les cellules humaines. Pour schématiser il est facile de tuer des virus, mais il est beaucoup plus difficile de parvenir dans le même temps à maintenir les cellules du patient en vie… Les antiviraux efficaces ciblent et perturbent un processus ou une structure propre au virus, empêchant ainsi la réplication virale tout en minimisant les dommages pour le patient. Mais plus le virus est dépendant de la cellule hôte, moins ces cibles spécifiques sont nombreuses. Et malheureusement, la plupart des virus ne présentent que très peu de cibles pouvant être ciblées différentiellement. Le Remdesivir est l’un des antiviraux dont les chercheurs ont évalué l’efficacité contre le SARS-CoV-2, avec des résultats mitigés. Ulrich Perrey/Pool/Reuters Une autre difficulté est que les divers virus existants varient beaucoup plus les uns par rapport aux autres que les diverses espèces de bactéries entre elles. Ces dernières ont toutes des génomes constitués d’ADN double brin et se répliquent indépendamment en grossissant puis en se divisant en deux, comme les cellules humaines. Les virus présentent quant à eux une extrême diversité certains ont des génomes faits d’ADN tandis que d’autres ont des génomes constitués d’ARN ; chez certains le matériel génétique est constitué par des acides nucléiques l’autre nom de l’ADN et de l’ARN dont la structure est simple brin, tandis que chez d’autres ces acides nucléiques sont double brin. Il est donc pratiquement impossible de créer un médicament antiviral à large spectre qui serait efficace contre différents types de virus. Quelques success stories » d’antiviraux Il existe cependant des différences dont l’exploitation a permis d’engranger quelques succès. La grippe A en est un exemple. Le virus responsable de cette forme de grippe est capable de leurrer les cellules humaines pour pénétrer à l’intérieur. Une fois entré dans nos cellules, le virus doit se déshabiller », c’est-à -dire enlever sa couche extérieure pour libérer son ARN, qui sera ensuite transporté vers le noyau de la cellule, où commencera la réplication virale, autrement dit la multiplication du virus. Une protéine virale appelée protéine M2 matrix-2 protein » en anglais est l’élément clé de ce processus elle joue un rôle facilitateur dans la cascade d’événements qui aboutit à la libération de l’ARN viral. Les chercheurs ont supposé que si un médicament était capable de bloquer la protéine M2, l’ARN viral ne serait plus capable de quitter la particule virale pour atteindre le noyau de la cellule. Logiquement, l’infection s’arrêterait. Cette approche s’est avérée fructueuse l’amantadine et la rimantadine ont été les premiers antiviraux ciblant la protéine matrix-2 à remporter de succès contre ce virus. Le Tamiflu est un médicament antiviral qui ralentit la propagation de la grippe chez l’être humain. Pour l’instant, nous ne disposons d’aucun efficace pour traiter les patients atteints de Covid-19. Narong Sangnak/EPA Le Zanamivir Relenza et l’oseltamivir Tamiflu, des médicaments plus récents, ont également permis de traiter des patients infectés par les virus de la grippe A ou de la grippe B. Ils agissent en bloquant une enzyme virale clé, empêchant la libération du virus par la cellule et ralentissant la propagation de l’infection dans le corps, ce qui minimise les dommages causés par l’infection. Identifier ce qui fait la spécificité du SARS-CoV-2 La mise au point d’un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 pourrait s’avérer compliquée. Il est donc important de tenter en parallèle de trouver des antiviraux qui permettent de traiter efficacement les patients atteints de Covid-19. Pour y parvenir, connaître les subtilités de la biologie du SARS-CoV-2 est important, en particulier concernant ses interactions avec les cellules humaines. Si les chercheurs parviennent à identifier des éléments spécifiques à sa survie et sa réplication, ils pourront les exploiter comme autant de points faibles pour mettre au point un traitement antiviral qui aura toutes les chances d’être efficace. Cette publication a reçu le soutien du Judith Neilson Institute for Journalism and Ideas.
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