Quandils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protestĂ© parce que je ne suis pas catholique. > > > > > Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester. > > > > > Texte de Martin NIEMOLLER (1892-1984), pasteur protestant arrĂȘtĂ© en 1937 et envoyĂ© au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transfĂ©rĂ© en 1941 au camp de
Ce blog est personnel, la rĂ©daction n’est pas Ă  l’origine de ses contenus. "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles".Cette citation empruntĂ©e Ă  l'Ă©crivain suisse Max Frisch a Ă©tĂ© souvent mise en Ă©vidence par le directeur de MĂ©diapart, Mr Edwy Plenel, pour alerter la sociĂ©tĂ© sur les dĂ©rives fascistes, sexistes, homophobes, islamophobes, aujourd'hui, que se passe-t-il Monsieur Plenel? Les langues se dĂ©lient dans l'affaire de Tariq Ramadan mais votre RĂ©daction ne prend pas acte de tous les tĂ©moignages qui dĂ©ferlent dans les journaux sur les agressions subies par de trĂšs nombreuses jeunes femmes, et mĂȘme des jeunes filles mineures apprend-t-on maintenant dans la presse helvĂ©tique Ă  travers les rĂ©vĂ©lations d'anciennes collĂ©giennes, Ă©lĂšves, dans les annĂ©es 80 et 90, du professeur Tariq Ramadan et abusĂ©es par lui...Tariq Ramadan n'est pas n'importe quel satyre qui aurait fait du mal Ă  des femmes adultes et mĂȘme des jeunes filles mineures sous l'effet de sa dominance maniaque toute masculine. Il est LE prĂ©dicateur mĂ©diatique de l'islam de France et mĂȘme d'Europe puisqu'il enseigne aussi au Royaume-Uni. Il est suivi par des millions de fidĂšles musulmans qui s'abreuvent Ă  ses livres et Ă  ses confĂ©rences. C'est dire l'importance du personnage qui dĂ©passe largement l'audience de quelques parlementaires français pris en faute de harcĂšlement alors quoi? Votre journal en ligne se tait?! Vous, un des mĂ©dias les plus rĂ©actifs et des mieux informĂ©s de France? Vous, un des mĂ©dias qui a offert sa crĂ©dibilitĂ© et amplifiĂ© l'aura de Tariq Ramadan auprĂšs du peuple de France, des musulmans et musulmanes et y compris des Français et Françaises ne se rĂ©clamant pas de la religion islamique?Votre silence est intenable et assourdissant pour vous le dĂ©fenseur de la libertĂ©, pour vous le fĂ©ministe qui essaye de faire beaucoup pour l'Ă©galitĂ© entre femmes et hommes, pour vous le combattant d'une sociĂ©tĂ© plus Ă©galitaire, plus libre, plus ouverte et plus n'avez pas besoin de jeter Tariq Ramadan aux chacals fascistes de l'extrĂȘme-droite. Vous avez juste Ă  relayer l'information et Ă  vous interroger sĂ©rieusement au soutien que vous avez offert en 2015, juste aprĂšs les attentats de Charlie Hebdo, Ă  Tariq Ramadan et son courant trĂšs fermĂ© et sectaire de l'islam qu'il reprĂ©sente avec son frĂšre Hani et d'autres personnalitĂ©s financĂ©es par des pĂ©tromonarchies du Golf et donc sous influence intellectuelle du Qatar et de l'Arabie Saoudite qui prĂŽne un islam en parfaite opposition Ă  nos valeurs dĂ©mocratiques... Sans oublier l'influence du grand-pĂšre maternel des Ramadan et fondateur des FrĂšres Musulmans en espĂ©rant que vous allez enfin vous dĂ©cider Ă  Ă©crire un Ă©ditorial percutant sur votre site MĂ©diapart Ă  propos de cette affaire qui sent de plus en plus mauvais, ils nous restent Ă  espĂ©rer, nous vos lecteurs et lectrices, que vous ne vous ĂȘtes pas dĂ©sormais compromis avec le silence de certaines pantoufles occidentales qui annoncent le bruit des bottes, la dictature et le fascisme quelque que soit, par ailleurs, l'origine de ce fascisme. Vous n'ĂȘtes pas un lĂąche, Monsieur Edwy Plenel. Alors Ă©crivez-nous, parlez-nous mais s'il vous plaĂźt ne gardez plus ce silence gĂȘnĂ© et gĂȘnant pour vous et MĂ©diapart.
Lessentiel d’une bonne gestion des conflits se joue en amont de la violence : c’est aujourd’hui que nous sommes en train de perdre ou de gagner la paix de demain. RĂ©sister Ă  la violence, c’est travailler Ă  ne pas lui laisser le champ libre, alors mĂȘme que nous disposons de nombreuses marges de manƓuvre » (ChomĂ© Étienne, La non-violence Ă©vangĂ©lique et le dĂ©fi de la sortie
Argumentaire Encore rĂ©sister ?! © Creative Commons - Flickr - John_Kittelsrud Les partis les plus liberticides, situĂ©s Ă  l’extrĂȘme droite, sont quasiment insignifiants en Wallonie et Ă  Bruxelles. Certains sont tentĂ©s de rĂ©pondre laissons tomber. Mais qu’en est-il des idĂ©es extrĂ©mistes qui contaminent peu Ă  peu l’ensemble du paysage politique europĂ©en ? Malheureusement l’extrĂȘme droite n’a pas le monopole de ces idĂ©es haineuses. Elles influencent les choix de sociĂ©tĂ© et affaiblissent directement nos libertĂ©s fondamentales. Les quelques exemples tirĂ©s de l’actualitĂ© dĂ©montrent la nĂ©cessitĂ© de combattre encore et toujours les idĂ©es qui menacent nos valeurs et notre mode de vie. Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ! Max Frisch Au racisme, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Philippe Leroyer Non, je ne suis pas raciste, mais
 » Le racisme primitif qui Ă©tablissait une hiĂ©rarchie des races fondĂ©e sur des prĂ©ceptes biologiques » n’est plus d’actualitĂ©, en tout cas pas ouvertement. On lui a en effet d’abord prĂ©fĂ©rĂ© un racisme plus politiquement correct qui visait non pas Ă  affirmer la supĂ©rioritĂ© d’une race » sur une autre, mais plutĂŽt l’évidente incompatibilitĂ© qui existerait entre deux cultures ». Mais ça, c’était avant ! Car, depuis lors, aprĂšs le racisme biologique », en plus du racisme culturel », c’est une nouvelle forme de racisme qui a vu le jour le racisme socio-Ă©conomique ». Au nom de la sauvegarde de notre modĂšle de protection sociale, il devient donc lĂ©gitime de rejeter l’Autre. Or, depuis l’arrĂȘt de l’immigration lĂ©gale en 1974, le droit d’asile est un vĂ©ritable parcours du combattant et, mĂȘme au sein de l’espace Schengen, les ressortissants ne peuvent demeurer plus de trois mois dans un pays qu’à condition d’avoir obtenu un permis de travail
 et un boulot. Bref, prĂ©tendre que l’immigration constitue une menace pour notre systĂšme social est tout bonnement sans fondement. Ce n’est lĂ  qu’un procĂ©dĂ© d’instrumentalisation de l’opinion publique ! Au rejet de l'autre, je rĂ©siste ! © - Creative Commons - Flickr - Orazio Esposito Durcissement de la politique d’asile Une politique de plus en plus restrictive en matiĂšre d’accueil des demandeurs d’asile, d’accĂšs Ă  la protection et de regroupement familial semble ĂȘtre globalement partagĂ©e en Belgique tant au niveau politique que dans l’opinion publique. Et les difficultĂ©s de gestion rencontrĂ©es par l’Union europĂ©enne, notamment sur l’üle de Lampedusa, de Lesbos, de Samos ou dans la jungle de Calais n’ont Ă©videmment eu d’autre effet que de renforcer cette conviction. Mais voilĂ , ces lieux riment dĂ©sormais avec dĂ©bordement, insĂ©curitĂ© et violence physique, psychologique, sociale tandis que la MĂ©diterranĂ©e, elle, est devenue un cimetiĂšre pour migrants. Et ça, ça fait dĂ©sordre
 Il faut donc trouver une solution et c’est Ă  Frontex, l’agence europĂ©enne pour la sĂ©curitĂ© et les frontiĂšres extĂ©rieures, que la mission est confiĂ©e. Mais peut-on raisonnablement cumuler le rĂŽle de police des frontiĂšres avec celui de secouriste ? Peut-on lutter contre l’immigration clandestine et parallĂšlement tendre la main aux migrants en danger ? Au retour d’un conservatisme liberticide, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Samy_Soussy Espagne l’IVG crucifiĂ©e Alors qu’il est autorisĂ© dans la grande majoritĂ© des États membres de l’Union europĂ©enne l’interruption volontaire de grossesse IVG est encore strictement conditionnĂ©e en Pologne, en Irlande du Nord et mĂȘme totalement interdit Ă  Malte ! Dans les pays europĂ©ens oĂč elle est pourtant lĂ©gale, l’IVG est nĂ©anmoins souvent remise en question, voire rendue difficile d’accĂšs. Les attaques des anti-choix sont de plus en plus nombreuses, qu’elles soient frontales ou insidieuses. Ainsi, en Hongrie, en 2012, le Gouvernement Orban a introduit dans la Constitution la protection de la vie dĂšs la conception » rendant l’avortement trĂšs mal perçu et l’accĂšs compliquĂ©. En Espagne, aprĂšs avoir manifestĂ© la volontĂ© de la restreindre drastiquement, c’est finalement une loi interdisant aux mineurs d’avorter sans le consentement de leurs parents qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e en 2015. La mĂȘme annĂ©e, le Portugal dĂ©cidait de son cĂŽtĂ© d’imposer Ă  la charge des femmes tous les frais liĂ©s Ă  l’arrĂȘt de leur grossesse. Mais le plus grand leurre rĂ©side sans doute en Italie. LĂ , bien que parfaitement lĂ©gale, l’IVG est encore aujourd’hui un vĂ©ritable parcours impossible dans la mesure oĂč le taux de mĂ©decins objecteurs de conscience atteint prĂšs de 80 %. En Belgique, si l’IVG a rĂ©cemment Ă©tĂ© sorti du Code pĂ©nal, il n’en reste pas moins que les sanctions pĂ©nales sont maintenues pour les femmes et les mĂ©decins en cas de non-respect des conditions fixĂ©es par la loi. L’IVG est un droit fondamental des femmes ; sa dĂ©fense, un combat au nom de la libertĂ©, de la promotion de la santĂ© publique et du droit des femmes Ă  disposer de leur corps et Ă  choisir leur vie. Aux partis d’extrĂȘme droite, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Roel Wijnants L’extrĂȘme droite au pouvoir
 dĂ©jĂ  une rĂ©alitĂ© En 1991, la Belgique voit revenir dans ses instances parlementaires des dĂ©putĂ©s d’extrĂȘme droite. Et, depuis la fin du XXe siĂšcle, partout en Europe, l’ascension de partis d’extrĂȘme droite ou nationaux-populistes est continue Rassemblement National ancien FN français, PVV du NĂ©erlandais Geert Wilders ou encore UDC suisse en sont des exemples Ă©loquents. Mais, dans certains pays, un pas supplĂ©mentaire a Ă©tĂ© franchi des partis liberticides sont associĂ©s Ă  la majoritĂ© gouvernementale. C’est le cas du FPÖ en Autriche, et, tout rĂ©cemment, de la Ligue du Nord alliĂ©e aux populistes du Mouvement Cinq Étoiles en Italie. Ajoutons Ă  cela, la prĂ©sence de Marine Le Pen aux Ă©lections prĂ©sidentielles françaises, un Brexit prĂ©conisĂ© par le parti extrĂ©miste britannique UKIP, l’arrivĂ©e de l’AfD en Allemagne premier parti d’extrĂȘme droite Ă  pouvoir entrer au Bundestag depuis les nazis et la réélection du trĂšs controversĂ© Viktor Orban en Hongrie, la rĂ©alitĂ© en devient des plus inquiĂ©tante. À l’homophobie, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Homophobie criminelle Attitudes homophobes, sentiments d’homo-nĂ©gativitĂ© ou encore psychodrame autour de la loi sur le mariage pour tous en France sont des indicateurs criants des sources de discriminations que subissent encore les personnes de la communautĂ© LGBT *, aujourd’hui. Pire, certains homophobes n’hĂ©sitent pas Ă  attenter Ă  l’intĂ©gritĂ© physique de ces personnes, allant parfois jusqu’au meurtre ! En aoĂ»t 2018, un couple homosexuel a Ă©tĂ© violemment attaquĂ© Ă  Gand et leurs agresseurs ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par la Police. AprĂšs le procĂšs historique de mars 2014 et la condamnation de RaphaĂ«l Wargnies pour un homicide volontaire avec prĂ©mĂ©ditation contre Jacques Kotnik, un homme gay de 61 ans, dans le parc d’Avroy de LiĂšge, la justice belge reconnaĂźt l’homophobie comme un acte criminel avec circonstances aggravantes. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. L’homophobie est notamment une notion profondĂ©ment ancrĂ©e dans la sociĂ©tĂ© russe. Si elle y est dĂ©pĂ©nalisĂ©e depuis 1992 sous pression du Conseil de l’Europe, auquel la Russie souhaitait adhĂ©rer, elle reste extrĂȘmement mal vue. Et que dire de la TchĂ©tchĂ©nie oĂč les arrestations, la torture et l’encouragement des familles Ă  tuer leurs proches homosexuels font lĂ©gion ? En 2017, ce pays a d’ailleurs connu un trĂšs grave durcissement de ses mesures contre les homosexuelles, instaurĂ©es par le prĂ©sident Ramzan Kadyrov. * LGBT lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres À la duperie, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Theglobalpanomarama En quĂȘte de respectabilité  DĂ©sireux de s’affranchir de leur Ă©tiquette extrĂ©miste, nombreux sont les partis d’extrĂȘme droite Ă  vouloir se racheter une image plus positive », c’est-Ă -dire une image Ă©lectoralement plus porteuse. Par opportunisme politique, ils n’hĂ©sitent donc pas Ă  s’affirmer dĂ©mocrates et Ă  opĂ©rer des glissements idĂ©ologiques incohĂ©rents. Ainsi, lorsqu’elle qualifie son parti de national-populiste, lorsqu’elle remplace le nom du Front National FN par celui de Rassemblement National RN ou lorsqu’elle sous-entend que le FN-RN est un parti du centre, Madame Le Pen cherche uniquement Ă  rassurer et Ă  Ă©tendre son Ă©lectorat. Il n’est dĂšs lors pas Ă©tonnant, au regard de cette stratĂ©gie, de constater que l’extrĂȘme droite pioche parfois dans les rĂ©fĂ©rences idĂ©ologiques de la gauche afin de rallier Ă  sa cause l’électeur populaire déçu par les gouvernements socialistes. Ceci n’est Ă©videmment qu’un leurre, ne soyons pas dupes ! Au mĂ©pris et aux discriminations, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Francesco_Paraggio La chasse aux Roms se poursuit Peuple de tradition nomade, les Roms souffrent depuis presque toujours de discriminations parfois criminelles ex. stĂ©rilisation forcĂ©e, etc.. Aujourd’hui, malgrĂ© une augmentation de leur sĂ©dentaritĂ©, beaucoup de Roms continuent Ă  voyager en caravanes. Leurs conditions de vie restent inchangĂ©es, de mĂȘme que le mĂ©pris de la sociĂ©tĂ© Ă  leur Ă©gard. L’adhĂ©sion de la Roumanie et de la Bulgarie Ă  l’Union europĂ©enne en 2007 a Ă©videmment focalisĂ© l’attention sur cette population et les passions se sont alors dĂ©chaĂźnĂ©es. En Italie, en France, mais aussi en Belgique, une chasse aux Roms s’est ouverte et les rĂ©centes dĂ©clarations de Manuel Valls, alors ministre français socialiste de l’intĂ©rieur, en disent long sur le point de vue des instances politiques, mĂȘme de gauche, sur cette question. Aux nĂ©onazis, je rĂ©siste ! © Creative Commons - Flickr - Le nĂ©onazisme n’est pas mort Alors que de nombreux partis d’extrĂȘme droite ont Ă©dulcorĂ© leur discours afin de gagner en lĂ©gitimitĂ©, d’autres continuent Ă  multiplier les Ă©carts et Ă  s’afficher ouvertement nĂ©onazis. C’est notamment le cas de certains membres du gouvernement de transition ukrainien SVOBODA ou du parti Aube dorĂ©e en GrĂšce. Quasiment inexistante avant la crise, Aube dorĂ©e a connu une percĂ©e importante en 2012 ; depuis lors, le parti maintient au mĂȘme niveau alors que nombreux de ses reprĂ©sentants sont en prison ! Existe-t-il un lien de cause Ă  effet liĂ© Ă  la situation Ă©conomique du pays ? On serait tentĂ© de le croire. Et pourtant, jamais ce parti n’a votĂ© de propositions de lois visant Ă  restreindre les avantages des plus nantis. Au contraire, il s’affiche volontiers avec de puissants hommes d’affaires et exĂšcre les syndicats. MĂȘme ses mĂ©thodes outranciĂšres, brutales et meurtriĂšres – qui ont par ailleurs conduit plusieurs de ses reprĂ©sentants en prison – ne semblent pas vouloir dĂ©courager l’électeur grec !
Jetrouve cette phrase cĂ©lĂšbre tellement d'actualitĂ©.Je repensais justement Ă  un pote quand cette phrase m'est venu, dĂšs qu'on lui posait des questions sur un sujet d'actualitĂ© (genre le ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL INTENSIFS INDIVIDUELS DEUIL, TRAUMA & TRANSITION JEÛNE ACCOMPAGNÉ QUEL EST TON PHARE ? LES + QUI SUIS-JE ? POUR ALLER + LOIN CORPS CONFINÉ, CORPS RETROUVÉ LA CHRONIQUE D’ANNA +41 79 228 41 20 MENU ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL INTENSIFS INDIVIDUELS DEUIL, TRAUMA & TRANSITION JEÛNE ACCOMPAGNÉ QUEL EST TON PHARE ? LES + QUI SUIS-JE ? POUR ALLER + LOIN CORPS CONFINÉ, CORPS RETROUVÉ LA CHRONIQUE D’ANNA +41 79 228 41 20 / octobre 21, 2004/ L'ARBRE À PALABRES, Sagesse & beautĂ© Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. Max Frisch Articles similaires Post navigation ← PIANTAR CHIODI L’AMOUR → Leave a Comment Votre adresse e-mail ne sera pas Email Website PrĂ©venez-moi de tous les nouveaux articles par e-mail. pireque le bruit des bottes est le silence des pantoufles Pantouflards que nous sommes nous avons Ă©lu une Ă©lite schizophrĂšne, Et voilĂ  que les schizophrĂšnes nĂ©gocient avec PubliĂ© le 02/05/2002 Ă  0000 L'imagination n'a pas manquĂ© sur les panneaux, parfois de simples rectangles de carton, et les banderoles. Voici un florilĂšge de ce que l'on pouvait y lire. - Dimanche, on tue le cochon - Nous sommes tous des immigrĂ©s français - Voter blanc, c'est salissant - N'ayez pas peur, entrez en RĂ©sistance - Gardarem la Jehanne, 1Ăšre Goudou de France - Le silence des pantoufles est plus inquiĂ©tant que le bruit des bottes - Le Pen nuit gravement Ă  la dĂ©mocratie - Le Pen passe, la libertĂ© trĂ©passe - SĂ©isme 17,3 sur l'Ă©chelle de Hitler - Nous ne boirons pas de ta Front-haine - Voter Le Pen, c'est choisir son camp sur fond de barbelĂ©s - Nous garderons les couleurs de la France - LibertĂ©, j'Ă©cris ton Non - Auschwitz, un dĂ©tail ? Qu'est-ce qui nous attend... - La Vie avant la Bourse - Yoyo, reviens. Nous on t'aime. - Cathare, souviens toi de l'inquisition - Occitania = Democracia - La pauvretĂ© pour tous, le nettoyage ethnique partout - Halt' Ă  la FĂŒrher Le Pen - BiĂšre allemande, chiffres arabes, frites belges... Tu reproches Ă  ton voisin d'ĂȘtre Ă©tranger? - Voter Le Pen c'est se tromper de colĂšre - Honte Ă  la France. A notre regrettĂ©e dĂ©mocratie en Ă©pitaphe sur un cercueil de bois noir - Non Ă  Le P'Haine - Voulons-nous une sociĂ©tĂ© raciste, amĂšre, nationaliste, craintive, enragĂ©e? NON - Imaginez l'Allemagne des annĂ©es 30 - Le 5 mai on vote Chirac. Le 6 mai pas de Chichi. Le combat continue - Mieux vaut un vote qui pue qu'un vote qui tue - Bravo les jeunes, vous avez lavĂ© l'afFront - Couscous-cassoulet mĂȘme combat - J'ai les boules - I've got the balls - Tengo las bolas - Les Français sont des veaux, ils ont votĂ© pour leur boucher. 7dĂ©c. 2015 - Max Frisch « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. » Max Frisch. 7 dĂ©c. 2015 - Max Frisch « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. » Max Frisch. ConfidentialitĂ© . Pinterest. Explorer. Lorsque les rĂ©sultats de saisie automatique sont disponibles, utilisez les flĂšches Haut et Bas pour vous dĂ©placer et la touche EntrĂ©e pour Tout ça pour ça » Patrick Dupriez fait avec nous le bilan d’une annĂ©e politique mouvementĂ©e. Crise de la gouvernance, changement de majoritĂ© en Wallonie, sortie du nuclĂ©aire
 nous sommes revenus sur les grand thĂšmes qui ont marquĂ© 2017. Avec de l’actualitĂ© chaude aussi, notamment la gestion de la politique migratoire par Theo Francken que le coprĂ©sident d’Ecolo qualifie d’indĂ©cente et inefficace ». Le pire pour lui? Ceux qui ne rĂ©agissent pas le MR d’abord, et la masse silencieuse qui s’en Dupriez, si vous deviez dĂ©finir cette annĂ©e politique en une expression?Si je dois choisir une expression, je dirais tout ça pour ça ». C’était une annĂ©e trĂšs agitĂ©e politiquement, au niveau belge francophone, comme au niveau international. Mais dans beaucoup de cas, on peut s’interroger sur ce qui a rĂ©sultĂ© de cette agitation. Beaucoup d’énergie politique, beaucoup de dĂ©bats, beaucoup de tension voire de combats entre acteurs politiques. Et finalement pour quel rĂ©sultat par rapport Ă  la qualitĂ© de vie des hommes et des femmes de ce pays, par rapport Ă  l’avenir des politiques internationales, aux grands enjeux qu’on a Ă  relever ensemble? Le bilan ne me paraĂźt pas spĂ©cialement rĂ©jouissant mĂȘme si un peu partout sur le terrain, il y a des choses positives qui de guĂ©guerres politiciennes?ÉnormĂ©ment. On l’a vu, singuliĂšrement en Wallonie et Ă  Bruxelles, avec cette crise de l’étĂ© oĂč les gouvernements tombent ou ne tombent pas suite Ă  de grandes discussions, sans qu’on ne sache trĂšs bien sur base de quel enjeu la crise a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e. Et puis il y a un nouveau gouvernement qui s’installe en Wallonie, mais en fait, on peine vraiment Ă  voir quelle est la diffĂ©rence fondamentale entre les politiques qui sont menĂ©es aujourd’hui par rapport Ă  celles qui Ă©taient menĂ©es les affaires Publifin et du Samusocial au-delĂ  des fautes personnelles, n’est-ce pas la remise en cause de tout un systĂšme?On ne peut pas considĂ©rer que ces affaires soient simplement le rĂ©sultat de fautes personnelles de l’un ou l’autre individu. Bien sĂ»r qu’il y a des gens qui se comportent de façon inadmissible, qui font des erreurs, qui parfois commettent des dĂ©lits totalement inacceptables. Mais si cela a Ă©tĂ© rendu possible dans les deux cas, c’est parce qu’il y avait un systĂšme. Et ce systĂšme, ce n’est mĂȘme pas qu’il dysfonctionne, c’est justement qu’il fonctionne comme ça. Il fonctionne par un systĂšme de rĂ©partition du pouvoir oĂč on achĂšte un peu le silence des uns en donnant des rĂ©tributions, des avantages qui sont totalement excessifs. Et cette façon d’exercer le pouvoir est un problĂšme parce qu’elle dĂ©tourne l’ensemble des institutions de l’intĂ©rĂȘt Publifin, c’était Ă©vident. Quelques personnes avaient un pouvoir absolu pour crĂ©er des sociĂ©tĂ©s, toute une nĂ©buleuse dans l’opacitĂ©, et finalement, il n’y a plus de contrĂŽle. Et donc au-delĂ  de ce que chacun fait ou ne fait pas, il y a vraiment un enjeu dĂ©mocratique qui est en vue des Ă©lections qui arrivent
Partout oĂč on se trouve dans les institutions publiques, dans le fonctionnement de la dĂ©mocratie, il faut des contre-pouvoirs. Il y a des gens qui ont des responsabilitĂ©s, qui les exercent plus ou moins bien, mais il faut Ă  chaque fois qu’il y ait ce qu’on appelle une opposition, des gens qui sont prĂȘts Ă  mettre le doigt lĂ  oĂč ça fait mal, pas parce qu’il faut toujours ĂȘtre nĂ©gatifs, mais parce que ce contrĂŽle est important pour Ă©viter les dĂ©rives ou le fonctionnement d’un systĂšme comme celui de Publifin ou du pour l’heure, c’est toute la classe politique qui est pointĂ©e du doigt, comment sortir de cette impasse?Ça accroĂźt la mĂ©fiance des citoyens Ă  l’égard de la politique, c’est clair, mais aussi la dĂ©fiance. On entend de plus en plus de citoyens qui ne croient plus que l’action politique peut changer les choses. C’est trĂšs inquiĂ©tant. Alors pas pour nous, mĂȘme si c’est parfois dĂ©sagrĂ©able pour celles et ceux qui s’engagent avec gĂ©nĂ©rositĂ©, avec un idĂ©al, etc. Mais c’est surtout inquiĂ©tant pour la dĂ©mocratie. Car si nous ne croyons plus, et j’y inclus les citoyens, que l’on puisse changer les choses, que l’on puisse amĂ©liorer les choses en s’engageant, en exerçant des responsabilitĂ©s dans tel ou tel espace, un conseil communal, un parlement, un conseil d’administration, si on n’y croit plus, comment est-ce qu’on fait?Bien sĂ»r, chacun peut agir individuellement, mais il y a aussi des dĂ©fis qu’on doit relever ensemble. Et pour qu’on puisse le faire, il faut de la confiance. Et donc des scandales comme les affaires Publifin et le Samusocial, c’est Ă  la fois bien et sain au sens oĂč on va modifier les choses, parce qu’on a rĂ©vĂ©lĂ© des dysfonctionnements majeurs, mais c’est aussi dĂ©sastreux par rapport Ă  la confiance que nous pouvons avoir vis-Ă -vis du monde politique de maniĂšre une responsabilitĂ© particuliĂšre pour le Parti socialiste?Oui, mais pas exclusive. Oui parce que le Parti socialiste est dominant en Wallonie, Ă  Bruxelles aussi, et depuis longtemps. Et donc, je rĂ©pĂšte, si on veut Ă©viter des dĂ©rives et des scandales, il faut un contre-pouvoir. Quand on a un parti extrĂȘmement dominant, il se comporte en dominant, il se comporte en plaçant ses gens, en attribuant des fonctions, des mandats, parfois aussi des emplois pour des raisons qui sont aristocratiques, politicienne et pas en fonction des compĂ©tences

 mais pour service renduPour service rendu, et ça, c’est le dysfonctionnement du systĂšme ou plutĂŽt c’est le fonctionnement du systĂšme qui aboutit Ă  du pire. Le Parti socialiste est le champion de cette maniĂšre de fonctionner dans notre rĂ©gion Wallonie, ndlr. Mais il est le champion d’abord parce qu’il est le plus fort. Parce que quand on regarde le MR et le cdH, les deux autres partis traditionnels, ils ne se comportent pas vraiment diffĂ©remment. Ils ont simplement un peu moins l’occasion d’occuper l’espace politique. Et donc c’est vraiment cette maniĂšre de faire de la politique, cette maniĂšre d’exercer le pouvoir qu’il faut deux affaires ont menĂ© Ă  un changement de majoritĂ© en Wallonie, pourquoi Ecolo a dĂ©cidĂ© de ne pas y aller?Vous dites que les deux affaires ont menĂ© Ă  un changement de majoritĂ©. Est-ce que c’est vraiment ça? Bon, Ă  un moment, le cdH a dit on veut changer’. Je crois plutĂŽt que c’est un enjeu du cdH lui-mĂȘme qui a fait qu’il y ait eu du changement. Le cdH est un parti vieillissant, un parti qui peine aujourd’hui Ă  voir quel est son avenir et qui s’est dit Il faut qu’on change quelque chose pour sauver notre peau’. Parce qu’au final, dans l’affaire Publifin par exemple, le cdH est aussi impliquĂ© que le PS. Alors moi, je n’ai pas envie de dire tous pourris’ ou quoi que ce soit du genre, mais en tout cas, je ne suis pas convaincu que ce qui s’est passĂ©, ce changement de gouvernement, ça soit la rĂ©ponse au scandale Publifin. Mais donc on nous a dit il y a tellement de scandales que l’on doit changer la maniĂšre de faire de la politique, changer la gouvernance, remettre de l’étique
 Nous sommes prĂȘts Ă©videment et on le fait sans arrĂȘt. Alors on a commencĂ© Ă  nĂ©gocier en disant ok, Ă  un an des prochaines Ă©lections, avec un pouvoir limitĂ© – puisqu’Ecolo aujourd’hui c’est seulement quatre dĂ©putĂ©s au Parlement de Wallonie, il faut se rendre compte de ça – on a dit C’est pas grave, on veut bien continuer, mais nous n’entrerons dans un gouvernement que si, vraiment, il y a un accord fort pour dire on change les pratiques politiques, on refonde la dĂ©mocratie pour crĂ©er plus de confiance et plus d’efficacité’. Au final, nous n’avons pas obtenu ce changement de systĂšme auquel nous aspirions et nous avons dit Écoutez, dans ces conditions-lĂ , faites votre gouvernement maintenant, nous, on attendra les prochaines Ă©lections en espĂ©rant les gagner et avoir un meilleur rapport de force pour changer les choses’.Ce nouveau gouvernement ne jure que par la transparence pourtant, Ă  tort?Il y a des avancĂ©es. Il faut les saluer. Dont par exemple le fait que le nouveau gouvernement ait annoncĂ© que tous les subsides accordĂ©s, toutes les aides Ă  l’emploi, seront transparents. C’est une bonne nouvelle 
. Maintenant, ce qui fonde l’action politique d’un gouvernement, ce n’est pas seulement de rĂ©gler le fonctionnement du moteur, mais c’est quel horizon. OĂč va-t-on? Il faut que la voiture fonctionne, mais il faut aussi dĂ©finir la destination. Et lĂ  pour l’instant, transparence ou pas transparence, par rapport aux grands enjeux de notre rĂ©gion, c’est la continuitĂ©. On a de grands discours sur le changement climatique, mais pas de dĂ©cisions qui nous permettent de penser que la Wallonie va dans une autre direction. On a de grands discours sur le redĂ©ploiement Ă©conomique, mais en fait, on n’a pas l’impression qu’il y a quoi que ce soit qui ait changĂ© par rapport Ă  niveau fĂ©dĂ©ral, un grand dossier a marquĂ© cette annĂ©e c’est la gestion de la politique migratoire de Theo Francken. Comment la qualifieriez-vous?Alors je vais d’abord prĂ©ciser par Theo Francken ET l’ensemble du gouvernement. Theo Francken est le champion de la petite phrase, il est trĂšs mĂ©diatisĂ© pour son action, mais peut-ĂȘtre aussi pour sa communication qui a des effets dĂ©lĂ©tĂšres en termes d’image politique. Mais c’est l’ensemble du gouvernement qui endosse une politique que je qualifierais d’indĂ©cente et inefficace. IndĂ©cente parce qu’elle mĂ©prise la personne humaine. Quand on a ici, Ă  Bruxelles, des hommes, des femmes et des enfants qui dorment dans la rue, dans un parc, en plein hiver, et que ce sont des citoyens qui s’occupent de les hĂ©berger, mais que le gouvernement dit Non, ils sont illĂ©gaux, donc on peut les laisser dans le froid ». Quand on a un gouvernement qui considĂšre que la fermeture des frontiĂšres est la seule rĂ©ponse aux flux migratoires, alors qu’on les laisse en fait aux mains des passeurs, des gens qui en font un business, de ceux qui gagnent du pognon en faisait courir des risques Ă  ces personnes 
, eh bien c’est un gouvernement qui, en plus de mĂ©priser la personne humaine, met en place une politique inefficace 
. Ça ne marche pas. Jamais ces politiques n’ont enrayĂ© ces flux migratoires. Parce que les gens qui fuient les guerres, dont nous sommes parfois coresponsables, les gens qui fuient la sĂ©cheresse et les changements climatiques, dont nous sommes aussi coresponsables, ils cherchent un avenir meilleur et ils vont arriver. Ils vont de toute façon arriver, quels que soient les barbelĂ©s que l’on quelles sont les solutions alors?Il faut des politiques qui permettent aux gens de se dĂ©placer dans de bonnes conditions, dans les deux sens, mais de façon organisĂ©e. Sinon ceux qui ont le pouvoir, ce sont les criminels. Mais comment Ă©viter un nouveau Calais en Belgique? Un argument que Theo Francken utilise souvent
Comme souvent, il agite des slogans qui sont trĂšs peu Ă©tayĂ©s par les faits. Il parle des migrants. De façon gĂ©nĂ©rale. Sans se rappeler que ce sont d’abord des femmes, des enfants et des hommes, et que chacun d’entre eux est dans une situation diffĂ©rente. Alors oui, il y a un tas de gens qui veulent aller en Angleterre parce que c’est ce qu’on leur a vendu quand ils ont quittĂ© leur pays. On leur a dit En Angleterre vous aurez une vie meilleure, allez-y », donc ils partent, mais ils ne savent rien de rien bien souvent. Ils ne savent pas comment ça se passe, ils ne connaissent pas leur droit. Donc la premiĂšre chose Ă  faire quand des gens arrivent ici, c’est de les informer. D’abord leur donner un toit, et puis de les informer voilĂ  vos droits, voilĂ  vos possibilitĂ©s, voilĂ  ce Ă  quoi vous n’aurez jamais droit, ici ou pouvez-vous faire des choix quand vous avez traversĂ© pendant des semaines des situations terribles, parfois en fuyant la guerre, la torture, etc. et que vous n’avez aucune information et que vous dormez dans un parc? Accueillons les gens convenablement, expliquons-leur, et aprĂšs on verra. On voit que quand ce travail est fait, et des ONG le font, certains disent ok, je vais continuer mon rĂȘve d’Angleterre’, d’autres demandent l’asile ici, et d’autres encore acceptent l’idĂ©e qu’en fait, il n’y a pas vraiment d’avenir ici et sont prĂȘts Ă  retourner chez eux. Mais pour ça, il faut accueillir pour ce qu’ils sont, et ce gouvernement ne le fait au sujet de Calais. La situation qu’on a aujourd’hui au parc Maximilien est un tout petit Calais. Mais c’est simplement parce que le gouvernement ne prend pas ses responsabilitĂ©s. Qui peut croire qu’un pays comme la Belgique, un pays riche, a un problĂšme Ă  accueillir dignement 200 Ă  300 personnes? C’est parce qu’il n’y a pas de structure d’accueil correcte que l’on se retrouve dans une situation pareille avec des gens qui campent dans un une plateforme citoyenne qui se substitue Ă  l’État
En effet, lĂ  il y a des citoyens qui se substituent Ă  l’État, ce qui est Ă  la fois extraordinaire de gĂ©nĂ©rositĂ© et de sens de la solidaritĂ©, et en mĂȘme tant effrayant de se dire qu’un État comme la Belgique n’est pas capable d’exercer une de ses missions fondamentales et que ce sont des citoyens qui doivent supplĂ©er un le recul, est-ce que la caricature de Theo Francken en uniforme nazi rĂ©alisĂ©e par Ecolo J Ă©tait pertinente?Deux choses d’abord c’est toujours trĂšs dĂ©licat de faire des caricatures qui font rĂ©fĂ©rence Ă  la DeuxiĂšme Guerre mondiale, c’est trĂšs chargĂ© de plein de choses 
. C’est trĂšs dĂ©licat pour des tas de personnes qui ont connu la guerre et qui peuvent se sentir mal en voyant cette caricature, en disant qu’on exagĂšre, mĂȘme temps, je pense qu’Ecolo J a raison. Il y a aujourd’hui une dĂ©rive dans le discours, et parfois dans l’action, de Theo Francken et d’autres, en Belgique et dans d’autres pays, qui chemine vers le fascisme. Je ne dis pas vers la Shoah, les massacres ou vers la guerre, mais vers le fascisme compris comme dĂ©ni, comme indiffĂ©rence Ă  la personne humaine, dĂšs qu’elle est considĂ©rĂ©e comme Ă©trangĂšre, migrante, musulmane. C’est extrĂȘmement dangereux, car le fascisme, il n’arrive pas en un jour, paf, comme ça, d’un jour Ă  l’autre. La guerre, elle n’arrive pas un jour, pouf, ça commence. C’est cette lente Ă©rosion des valeurs qui fait que, progressivement, on enlĂšve aux gens leur humanitĂ©, et ça commence aujourd’hui avec ce qu’il se passe. Un jour on se rĂ©veille en se retournant en arriĂšre et on se dit, comme ça a Ă©tĂ© le cas en 45, bon sang, comment avons-nous laissĂ© faire ça?’. Il y a toujours cette phrase de Max Frisch Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». Et donc Ă  un moment donnĂ©, ce sont nos pantoufles bien Ă  l’aise, qui regardent tout doucement les choses empirer. Donc voilĂ , Francken n’est par l’armĂ©e allemande de 40, mais son discours prĂ©pare ce type de pensĂ©e et ça, c’est trĂšs sur le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Souvent, il se fĂ©licite de ses rĂ©formes Ă©conomiques. Mais est-ce que les jeunes ne sont pas les oubliĂ©s dans cette histoire?Je trouve ça trĂšs inquiĂ©tant. On a un peu l’impression d’une gĂ©nĂ©ration sacrifiĂ©e. Alors, elle est sacrifiĂ©e d’abord parce qu’il y a une prĂ©carisation des jeunes le nombre d’étudiants inscrits au CPAS, le nombre de jeunes au CPAS sans emploi, parfois sans rien, parfois des jeunes qui avaient quittĂ© leur famille pour revenir chez leurs parents vu les difficultĂ©s d’accĂšs au marchĂ© du travail, c’est en soi extrĂȘmement inquiĂ©tant et difficile Ă  vivre pour de nombreux jeunes. Au-delĂ  rĂ©gression sociale, il y a aussi un vide de sens. Qui peut croire aujourd’hui que demain va ĂȘtre meilleur? Beaucoup de jeunes ont cette impression que demain sera pire qu’aujourd’hui, que l’on est confrontĂ© Ă  de grands dĂ©fis de justice sociale, mais aussi de justice environnementale, de problĂ©matiques de climat, de biodiversitĂ©, qui ne sont pas pris en compte. Et ces jeunes se rendent mieux compte que leurs aĂźnĂ©s qu’il s’agit du dĂ©fi de ce siĂšcle. Comment va-t-on continuer Ă  vivre correctement sur cette planĂšte alors que ce dĂ©fi n’est pas pris en compte par la politique? Ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui vont payer les pots cassĂ©s d’ aujourd’hui, le message qui est donnĂ© aux jeunes, c’est souvent attendez de voir, dĂ©brouillez-vous’ et puis vous allez devoir subir le reste. C’est dĂ©sastreux parce que c’est tout le contraire qu’il faudrait faire. Ce monde, le monde du XXIe siĂšcle, c’est vous, les jeunes, qui allez devoir l’inventer, avec vos valeurs, votre culture, avec votre crĂ©ativitĂ©, avec un potentiel qui est lĂ . Et donc, dĂ©ployez-les! Il y a des choses concrĂštes Ă  mettre en place par rapport Ă  ça et si je dois en retenir une qui fait le lien entre les politiques sociales et les jeunes, et que nous avons dĂ©posĂ© cette annĂ©e-ci, c’est l’idĂ©e qu’il faut permettre aux jeunes d’essayer. Aujourd’hui, c’est dur de trouver un boulot. Et si on en trouve un, on s’y accroche, parce que si on le quitte on a droit Ă  rien. Nous pensons qu’un jeune qui a un boulot, si Ă  un moment donnĂ© ça ne va pas, qu’il ne trouve pas de sens, que les conditions sont mauvaises ou simplement qu’il a envie de faire autre chose, eh bien il doit avoir la possibilitĂ© de dire j’arrĂȘte’, tout en conservant son droit au chĂŽmage. Il sera remplacĂ© par quelqu’un d’autre, donc ça ne coĂ»tera pas plus cher Ă  la sociĂ©tĂ©, mais il va pouvoir rebondir et faire autre les questions environnementales, tout le monde semble reprendre les idĂ©es d’Ecolo Ă  son compte. Est-ce que le parti Ecolo a encore un sens finalement?Plus que jamais. Alors il y a un cĂŽtĂ© positif de voir qu’aujourd’hui, dans tous les partis, et plus largement dans la sociĂ©tĂ©, il y a enfin une vraie prise de conscience de l’enjeu Ă©cologique et du fait que les grandes questions politiques de ce siĂšcle seront de toute maniĂšre liĂ©es Ă  l’écologie, au lien entre les activitĂ©s humaines et la planĂšte et la nature. Donc c’est bien que la prise de conscience progresse. C’est vrai que l »on voit aussi tous les partis mettre une petite gommette verte, on rebaptise le socialisme Ă©cosocialisme, trĂšs bien. On a un ministre libĂ©ral qui dit je suis environnementaliste’, trĂšs bien. On a le cdH dont on a l’impression que le programme politique est un copiĂ©-collĂ© du nĂŽtre, fort bien. Mais on parlait au dĂ©but de l’interview de confiance des citoyens Ă  l’égard des politiques. Tout ça fait pire que mieux si toutes les intentions ne sont pas suivies d’actes. Or aujourd’hui, on reste profondĂ©ment dans l’incohĂ©rence. Il y a de grands discours sur le changement climatique, et puis la rĂ©alitĂ©, c’est qu’il y a moins d’argent pour les trains, moins d’argent pour les bus, qu’on subventionne les embouteillages, qu’on est prĂȘt en Wallonie Ă  investir sur de nouveaux tronçons autoroutiers. Eh les gars, il y a un problĂšme de cohĂ©rence! L’environnement ce n’est pas seulement discourir et mettre des Ă©tiquettes. C’est Ă  un moment agir et oser faire des choix qui ne sont pas toujours faciles parce qu’on va devoir changer notre sociĂ©tĂ© en profondeur. Ça veut dire qu’on ne va pas traiter l’environnement Ă  cĂŽtĂ©, mais que l’on doit intĂ©grer la question Ă©cologique dans toutes les politiques, avec bien en tĂȘte l’idĂ©e que le monde dans 20 ans, celui des jeunes, sera trĂšs diffĂ©rent de celui d’aujourd’hui. Donc ajouter un chapitre environnement’ a un programme politique, ça ne changera rien. Il est temps de passer du discours aux un dossier brĂ»lant en fin d’annĂ©e, celui de la sortie du nuclĂ©aire d’ici 2025
Ce qui est certain, c’est que plus on attend, plus c’est difficile. On voit que la Belgique a votĂ© une loi de la sortie du nuclĂ©aire en 2003. On est en 2017. Depuis 2003, on a attendu, on a hĂ©sitĂ©, on est revenu en arriĂšre, on a dit oui peut-ĂȘtre qu’on va le faire, peut-ĂȘtre qu’on va prolonger les centrales’. Mais en fait, si on ne prend pas de dĂ©cision claire, les investisseurs alternatifs, ceux qui sont prĂȘts Ă  investir dans les Ă©nergies renouvelables, ils attendent. Puisque le signal politique n’est pas assez il faut dĂ©cider vite pour que ça soit possible. Et c’est possible, ça on le sait que c’est possible. Elia, qui est la sociĂ©tĂ© qui gĂšre le rĂ©seau Ă©lectrique belge, a sorti tout rĂ©cemment une Ă©tude, trĂšs dĂ©taillĂ©e, trĂšs chiffrĂ©es qui dit voilĂ  il y a plusieurs scĂ©narios, mais on peut sortir du nuclĂ©aire’. Mais pour qu’on puisse le faire, il faut trĂšs trĂšs vite le confirmer, et commencer les investissements dans l’énergie alternative, et donc de nouveau c’est une question de choix politique. Qui fĂąche-t-on? Qui sont les lobbies derriĂšre la N-VA ou certains au MR qui disent non, non, il faut continuer avec le nuclĂ©aire’? En fait, ça rapporte beaucoup d’argent Ă  des grosses sociĂ©tĂ©s le nuclĂ©aire. VoilĂ  la aussi une vision du monde, ce n’est pas seulement comment produisons-nous l’énergie’, c’est une vision du monde par rapport Ă  l’économie. Veut-on que quelques trĂšs grosses sociĂ©tĂ©s produisent l’essentiel de l’électricitĂ© ou est-ce qu’on veut un monde oĂč plein de petits acteurs, de PME, de coopĂ©ratives, de citoyens, produisent aussi de l’énergie et participent au dĂ©veloppement Ă©conomique? Tout en gardant les revenus sur notre territoire. Ce sont deux visions politiques diffĂ©rentes, mais ce qui est certain, c’est que certaines personnes, Ă  la N-VA sĂ»rement et au MR peut-ĂȘtre, se disent que si on retarde la sortie du nuclĂ©aire, ça sera devenu impossible de sortir du nuclĂ©aire, on sera obligĂ© de contre-critique, Ă©mise par Charles Michel, pointait le manque de prĂ©vision au moment du dossier sur les panneaux photovoltaĂŻques. Une critique rĂ©currente contre Ecolo
C’est Ă  chaque fois ce que tout le monde ressort parce que les adversaires d’Ecolo savent que ça nous fait mal. De façon injuste d’ailleurs, parce qu’il faut toujours le rappeler, on avait un systĂšme de soutien au renouvelable qui Ă©tait maĂźtrisĂ©, qui anticipait correctement les choses pour dĂ©velopper la filiĂšre. Mais Ă  un moment donnĂ©, certains, en l’occurrence dans un gouvernement sans Ecolo, ont dit ah, nous allons faire du marketing, et booster le soutien au photovoltaĂŻque » 
. Cela a menĂ© Ă  ce que cela coĂ»te trĂšs cher Ă  la sociĂ©tĂ©, en faveur de ceux qui avaient dĂ©cidĂ© d’installer des une mauvaise gestion, qui n’est pas Ă©cologiste, mais que l’on nous a attribuĂ©e. Il ne faut plus faire ça. Il faut Ă©videmment soutenir les choses de façon cohĂ©rente. Mais rappelons-nous que par kilowattheure, quand on est dans le renouvelable, on a quatre fois plus d’emplois créés, que quand on est dans le fossile, le pĂ©trole, le charbon ou le nuclĂ©aire. Donc mĂȘme quand parfois ça coĂ»te un peu plus cher Ă  l’investissement, c’est beaucoup plus intĂ©ressant pour notre Ă©conomie, beaucoup plus intĂ©ressant pour notre environnement, et Ă  terme, dans dix ou quinze ans, quand l’investissement est amorti, c’est gratos le soleil, c’est gratos le vent, c’est gratuit la biomasse ou la gĂ©othermie! Donc il faut oser investir aujourd’hui pour avoir vraiment une sociĂ©tĂ© beaucoup plus autonome et 2019, sont deux annĂ©es Ă©lectorales, quels sont les objectifs d’Ecolo?Je souhaite d’abord que soit l’occasion de vrais moments dĂ©mocratiques. Ça veut dire des dĂ©bats dĂ©mocratiques. Quelle sociĂ©tĂ© veut-on? Quel choix fait-on? Comment on avance dans cette direction? Mais aussi de la participation. Si on veut, en 2018, des communes qui avancent, eh bien il faut des citoyens qui s’engagent. Des hommes et des femmes qui disent je suis prĂȘt Ă  y aller’. Avec Ecolo, dans le meilleur des cas, mais aussi avec d’autres, sur des listes d’autres partis, sur des listes citoyennes 
. Je ne vais pas seulement rĂąler contre tous ces politiciens qui ne font pas correctement le travail, je vais y aller’, on a besoin de citoyens qui s’engagent et de mandataires qui se renouvellent. On a besoin de jeunes qui s’engagent. De femmes qui s’engagent davantage, des gens de toutes origines. Et qu’à un moment donnĂ©, le bourgmestre qui est lĂ  depuis 45 ans, bon sang, qu’il soit bon ou mauvais, qu’il laisse la place aux c’est vrai que j’aimerais qu’il y ait plus d’élus Ă©cologistes, dans les communes et dans les futurs gouvernements, parce qu’il est temps de passer du discours aux actes. Pour plus de justice sociale et pour rĂ©concilier nos activitĂ©s avec la une alliance de la gauche avec le PS et le PTB?À cette heure-ci, toutes les alliances sont possibles. On nous pose toujours la question, mais la question c’est est-il possible d’avoir une alliance politique sur les enjeux Ă©cologistes qui sont au cƓur du XXIe siĂšcle? Donc moi, je suis toujours embĂȘtĂ© qu’on me demande Ă  chaque fois la mĂȘme chose. Moi je prĂ©fĂšre dire Ă  d’autres partis, en tant que coprĂ©sident d’Ecolo Est-ce que vous ĂȘtes prĂȘts Ă  faire des alliances, des compromis avec les Ă©cologistes, pour amener la sociĂ©tĂ© vers plus de respect de l’environnement et plus de justice sociale?’. Et donc le pivot pour moi, le cƓur de l’action politique, ça doit ĂȘtre l’écologie politique. Et on verra bien qui est prĂȘt Ă  nous rejoindre lĂ  . 188 423 197 493 351 348 60 329

pire que le bruit des bottes le silence des pantoufles